BCsicilia siège de Termini Imerese
Visite guidée
À la découverte de l’Aqueduc Cornelius : les restes du vallon Tre Pietre
La visite sera organisée par Cosimo Serio, architecte
Présentation d’Alfonso Lo Cascio, Président régional BCsicilia
Se munir de chaussures appropriées
Pour toute civilisation romaine d’une certaine importance, il était indispensable de disposer d’une grande quantité d’eau. E Thermae Himerenses était une ville importante à l’époque romaine. Colonie constituée par Auguste à la suite de son voyage en Sicile en 22-21 av. se dota d’œuvres publiques qui la rendirent « Splendidissima » comme l’appelaient les Romains. L’aqueduc Cornelius était l’un de ces ouvrages. La fonction d’un aqueduc n’était pas seulement celle de fournir de l’eau potable (qui pouvait être fournie aussi par des puits ou des citernes) mais surtout celle d’assurer l’hygiène publique et permettre le fonctionnement de certains services qui étaient le symbole même de la civilisation urbaine de l’Empire. Pour fournir à la ville la quantité d’eau nécessaire, on a exploité les conditions hydrogéologiques favorables du territoire. Le mont S. Calogero représente le principal bassin aquifère de la zone. Et c’est à la source Brucato qui jaillit de ses nappes, on puise et on part pour la grande œuvre hydraulique. Il est présent sur le territoire, à travers des canaux, des conduits souterrains, des ponts, des réservoirs de stockage ou des tours de compression. Une façon de traverser les vallées était celle du système à siphon qui exploite le principe des vases communicants. Ce système, utilisé dans 10 % des aqueducs romains connus, est utilisé à Termini Imerese pour la traversée de la vallée Tre Pietre et du torrent Barratina. Le système de siphons est utilisé pour traverser des vallées larges et profondes qui ne peuvent être traversées par un pont. Les éléments constitutifs d’un siphon sont : le réservoir de départ, le plan incliné, le ventre. Très souvent soutenu par des arcs, le plan incliné de montée et le réservoir d’arrivée. Ce dernier n’est pas toujours obligatoire : à Tre Pietre, il n’y en a pas. L’eau coule dans des tuyaux qui peuvent être en plomb ou en plastique. Dans le siphon de Trois Pierres il y a encore une partie du réservoir de départ incorporée dans un bâtiment rural, le plan incliné et un pylône du pont de la partie du ventre. Des restes on peut reconstruire un pont avec une douzaine d’arcades dont cinq ou six à double ordre, pour une longueur d’environ 170 mètres. On trouve aussi le plan incliné de montée où il est possible de faire un tronçon de murailles où l’on remarque les conduits fittiles logés. Il s’agit de tubes en terre cuite à encastrement plutôt courts par rapport au diamètre pour résister à la pression de l’eau, qui devait être modeste. À Tre Pietre, il n’y avait pas de réservoir d’arrivée et l’eau se jetait directement dans le tunnel qui s’enfonçait. L’aqueduc Cornelius peut être daté du IIe siècle, et grâce à l’inscription « Aquae Corneliae Ductus P. XX », nous savons qui a financé l’ouvrage. Cornelio était probablement un magistrat de Termini Imerese, peut-être un duumviro ou un edile comme supposé par le professeur O. Belvedere qui s’intéressait à l’ouvrage hydraulique.